Alors comme ça, vous vous demander comment entretenir des tomates ?

Vous avez bien raison car, on ne va pas se le cacher, ce n'est pas la culture la plus simple.

Entre la taille des gourmands, les dégâts causés par le mildiou ou les problèmes de carences, il y'a de quoi s'arracher les cheveux !

Heureusement, il existe quelques actions simples à mettre en place pour obtenir les plus beaux pieds de tomates de votre vie (même si vous débutez).

Ces actions, j'ai décidé de vous les partager cette semaine à travers une checklist d'entretien des tomates.

Mais attention, pas n'importe laquelle.

En effet, je vais vous partager la checklist ultime, celle de l'expert international des tomatesCraig LeHoullier.

Alors, installez-vous confortablement, prenez une boissons chaude et c'est parti !

Qui est Craig Lehouiller ?

Craig Lehouiller est un conférencier populaire aux USA, ainsi qu’un invité fréquent des émissions de radio et de podcast sur la thématique du jardinage.

C’est d’ailleurs grâce au podcast "The Joe Gardner Show" que je l’ai découvert.

Entretenir des tomates selon Greg Lehouiller

Craig est un conférencier populaire aux USA lors de grands événements de jardinage, ainsi qu'un invité fréquent des émissions de radio.

Il est aussi connu pour avoir baptisé la Cherokee Purple en 1990 et participé au développement de plus de 125 variétés de tomates naines au sein du Dwarf Toamto Breeding Project.

C’est aussi l’auteur de deux Best-sellers (en aglais) : « Epic Tomatoes : How to Select & Grow the Best Varieties of All Time » et « Growing Vegetables in Straw Bales ».

Enfin, depuis plus de 25 ans, il a fait pousser des milliers de tomates dans son petit potager situé dans l’allée de sa maison.

Je vais être honnête et direct, lorsqu’il s’agit d’expertise des tomates, Craig est le roi.

Après des années d'expérience, il a élaboré ce qu'il appelle sa "Checklist quotidienne de l'amateur de tomate".

Il s'agit des 7 étapes clés que tout jardinier devrait suivre pour éviter ou minimiser les problèmes courants liés aux tomates.

Examinons de plus près comment entretenir des tomates selon Craig Lehouiller et sa fameuse Checklist.

Action n°1 : Pailler abondamment

Le paillage, c'est souvent le héros méconnu du jardin.

Une bonne couche de 2 à 5 cm sur le sol autour de vos plants de tomates (et partout dans votre jardin) vous apportera de nombreux avantages :

  1. Protéger le sol et les racines du dessèchement (vous utiliserez ainsi moins d'eau).
  2. Prévenir l'érosion du sol
  3. Prévenir la prolifération des mauvaises herbes (puisque les graines de mauvaises herbes ne reçoivent pas la lumière dont elles ont besoin pour germer).
  4. Prévenir les maladies

En ce qui concerne les tomates, ce dernier avantage est le plus important, car les tomates sont très sensibles aux maladies transmises par le sol.

Elles sont souvent transmises au feuillage par des éclaboussures provenant du sol.

Lorsque le paillage est en place, la maladie reste piégée au niveau du sol et a moins de chances d'affecter votre plante.

Ne négligez surtout pas cette étape INDISPENSABLE, car vos futures récoltes de tomates en dépendent.

Un autre avantage, lorsque vous utilisez un paillage (organique), tel que des feuilles ou des copeaux de bois, ces matériaux se décomposent avec le temps et nourrissent également votre sol - un petit bonus supplémentaire pour vos tomates.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire mon article sur les avantages du paillage, comment bien l’utiliser, le choisir et les erreurs à ne pas faire.

Le guide ultime du paillage : tout ce dont vous devez savoir !

Action n°2 : Fournir un support approprié à vos tomates

La plupart des variétés de tomates nécessitent une certaine forme de support pour grandir correctement.

Les variétés indéterminées en sont le meilleur exemple.

Hein, des variétés indéterminées ?

Derrière cette appelation se cache des variétés de tomates vivaces qui continueront à pousser et à produire des fruits jusqu'à ce qu'elles soient tuées par une forte gelée.

Leur croissance est donc limitée uniquement par des facteurs environnementaux.

À l'opposé, les variétés déterminées restent plus petites - seulement 1,5 m de haut et 1,5 m de large en moyenne - mais elles donnent tous leurs fruits sur une courte période.

Leur croissance est limitée par des facteurs génétiques propres à chaque variété.

Dans ce cas, le poids des fruits peut exercer un stress important sur les branches de la plante. 

D'où l'intérêt d'un bon support également pour les variétés determinées.

Tomate indéterminée vs déterminée

Le soutien des plants de tomates permet aussi de maintenir le feuillage en hauteur et de réduire les risques de maladie.

Associé au paillage, vos tomates sont quasi assuré d'être épargnée par les maladies.

Un bon support protège également les tomates des ravageurs.

En effet, lorsque le feuillage est surélevé, il est protégé des limaces, des lapins et autres envahisseurs du jardin.

Enfin, une tomate soutenue utilise moins d'espace dans le potager.

La croissance de la plante étant contenue dans un espace vertical, le jardinier peut utiliser au mieux la surface disponible pour la culture d'autres plantes.

J'imagine que vous devez vous demander quelle est la meilleure méthode pour y arriver ? 

Personnellement, j'ai eu du mal à trouver un support efficace pendant des années.

Je savais que les tuteurs ondulés achetés en magasin depuis des décennies ne valaient pas leur pesant de compost lorsqu'il s'agissait de fournir un support robuste aux tomates anciennes.

Mais heureusement, un beau jour en regardant une émission de jardinage j'ai découvert le support parfait : la cage à tomate.

C'est un projet de bricolage facile et peu coûteux pour n'importe quel jardinier, alors je vous invite à regarder la vidéo "Tuto" ci-dessous et vous lancer :

Pour les tomates naines ou déterminées (comme les Roma ou les Taxi), les tuteurs ondulés achetés en magasin peuvent convenir. 

Effectivement, ces plantes restent assez petites, elles ne risquent pas de dépasser la taille globale du tuteur.

Cela dit, ces plantes deviennent lourdes vers la fin de saison, et les tuteurs classiques ne sont pas particulièrement solides.

Donc, soyez attentif.

Action n°3 : Tailler correctement les gourmands

Si vous êtes novice en matière de jardinage, vous ne savez peut-être pas qu'il existe de nombreuses méthodes et écoles de pensée pour cultiver une tomate.

Par exemple, on croit généralement que l'élimination des gourmands permettra au plant de tomate de concentrer son énergie sur la production de fruits.

Alors qu'en en réalité l'élimination des gourmands vise avant tout à gérer la croissance.

Elle présente des avantages et des inconvénients.

Mais avant de poursuivre voyons ensemble ce qu'est un gourmand. 

Les gourmands poussent à l'endroit où chaque tige de feuilles rejoint la tige principale.

Il se développe en une nouvelle tige de plante fruitière - à partir de laquelle d'autres tiges de feuilles vont se développer et d'autres gourmands vont se développer.

- craig lehouiller

Comment entretenir les tomates en taillant les gourmands

Comme un gourmand produira à terme un autre gourmand, un seul gourmand doublera la production de fruits d'une plante (sous réserve d'en avoir les ressources).

Au fur et à mesure que les gourmands continuent à se développer et sont laissés sur la plante, le potentiel de fructification se multiplie de manière exponentielle.

Ainsi, avoir plus de gourmands peut être une bonne chose.

Cependant, cette croissance incontrôlée prend aussi beaucoup plus de place et peut empêcher la lumière et l'air d'atteindre la partie intérieure de la plante.

Les jardiniers disposant de peu d'espace peuvent choisir d'enlever tous les gourmands et de limiter la croissance de la plante et la production de fruits à la tige principale.

Cette méthode permet une bonne circulation de l'air et de la lumière, mais avec moins de feuillage pour la photosynthèse, les fruits risquent de ne pas être aussi nombreux et savoureux.

La plupart des amateurs de tomates se situent quelque part au milieu, développant ainsi leur propre équilibre entre la taille des plantes et la production de fruits. C'est une question de préférence personnelle et d'expérimentation.

Craig, par exemple, taille ses grandes variétés indéterminées de manière à ce qu'elles ne comportent que 4 ou 5 gourmands, et taille les autres. En revanche, il laisse TOUS les gourmands sur les tomates cerises.

Bon, maintenant c'est le moment où vous vous dites probablement : 

"Tout ça c'est bien beau mon brave Lucas, mais comment on fait pour enlever ces fameux gourmands ?"

Pas d'inquiétude, j'allais justement y venir.

Tant qu'ils sont jeunes - jusqu'à environ 15 cm de long - vous pouvez simplement casser les gourmands à l'endroit où ils rejoignent la tige principale.

Vous pouvez utiliser ces gourmands pour produire de nouvelles plantes en les plaçant dans un verre d'eau pour qu'ils s'enracinent.

Vous pouvez également placer le gourmand directement dans le sol et maintenir la zone humide.

Après quelques semaines, il aura pris racine et poussera tout comme la plante mère.

Action n°4 : Un bon arrosage peut faire ou défaire votre saison de tomate

Si l'on considère qu'une tomate juteuse est en fait pleine d'eau, il va de soi que la quantité d'eau disponible pendant la croissance de la plante est essentielle.

Les plants de tomates sont très sensibles à l'eau.

Ils ont besoin d'un arrosage régulier.

Dans la mesure du possible, la meilleure solution consiste à utiliser un tuyau poreux ou à installer un système d'irrigation goutte à goutte.

Ils ont aussi  l'avantage de pouvoir être automatisé en branchant un minuteur à l'entrée du système.

Ces deux méthodes permettent d'obtenir un taux d'humidité constant qui fera le bonheur de vos tomates.

Si l'irrigation au goutte-à-goutte n'est pas une option pour vous, prenez simplement des mesures pour arroser de manière appropriée sur une base régulière et soyez attentif aux moments où le temps devient plus chaud et plus sec.

Le sol autour de vos plants de tomates doit rester humide (et non sec ou détrempé).

La manière d'arroser compte autant que la quantité d'eau.

Gardez l'eau à la base des plants de tomates et loin du feuillage. 

Il existe de nombreuses maladies qui se propagent dans l'air et qui adhèrent au feuillage humide.

Si vous devez arroser avec un arroseur aérien, veillez à le faire pendant la période de rosée, tôt le matin.

Ainsi, le feuillage de votre plant de tomates aura plus de temps pour sécher au cours de la journée.

Malgré vos meilleures intentions, il suffit d'une forte humidité, d'un orage ou de la rosée matinale pour que les maladies aériennes se fixent sur le feuillage.

Il est donc important d'être proactif et de vérifier régulièrement les plantes pour découvrir les premiers signes d'alerte.

Mais avant de nous plonger dans la surveillance, parlons du prochain élément de la liste de Craig : l'alimentation.

Action n°5 : Nourrir convenablement vos tomates

Les plants de tomates sont de gros mangeurs - ce qui signifie qu'ils extraient de votre sol, par leurs racines, une grande quantité de nutriments.

Ces plantes poussent souvent plus vite que les autres dans votre jardin, tout en produisant des fleurs, puis en dépensant plus d'énergie pour transformer ces fleurs en fruits ; il est donc facile de comprendre pourquoi elles peuvent avoir besoin d'un peu plus d'éléments nutritifs.

Eh oui, tout ce travail demande de l'énergie !

Ainsi, si je me contente généralement de nourrir mon sol pour nourrir mes plantes, je donne à mes tomates un complément de nutriments organiques (comme de l'émulsion de poisson, de la corne broyé ou du sang séché) plusieurs fois dans la saison.

La fréquence à laquelle vous devez nourrir les vôtres dépend de l'endroit où elles sont cultivées.

Par exemple, les plantes cultivées en conteneurs ou pots devront être nourries plus régulièrement - une fois par semaine semble être une bonne pratique d'après mon expérience.

En revanche, les tomates cultivées sur un potager surélevé ou en pleine terre ne nécessiteront que deux ou trois apports au cours de la saison, car l'eau n'élimine pas aussi rapidement les nutriments dans ce cas.

Qu'en est-il des pratiques qui consistent à ajouter dans le trou de plantation des matériaux tels que des sels d'epsom, des coquilles d'oeufs ou d'autres éléments ?

Est-ce un mythe du jardinage ou pas ?

Alors, bien que ces méthodes soient communément partagées par les jardiniers comme un moyen de prévenir la pourriture apicale (cul noir), la vérité est que ce n'est tout simplement PAS vrai.

Il s'agit d'un mythe populaire du jardinage.

Vos tomates ont besoin de calcium, mais ce calcium est presque toujours présent naturellement dans votre sol.

Si vous avez des raisons de penser que votre sol est déficient en calcium, je vous recommande vivement de faire une analyse de sol (simple et peu coûteuse), qui vous fournira des détails sur les niveaux de calcium, le pH du sol et de nombreuses autres informations essentielles sur le sol.

La pourriture apicale (cul noir), c'est-à-dire le noircissement et le pourrissement de la partie inférieure de la tomate, EST causée par une carence en calcium, mais pas de la manière dont la plupart des gens le croient.

Comment entretenir les tomates en arrosant correctement

Voici un bel exemple de pourriture apicale, aussi appelé cul noir de la tomate. Certes, elle est causé par une carence en calcium, mais les sels d'Epsom, coquilles d'œufs et autres matériaux miracles ne seront d'aucune utilité.

La carence est en fait due à l'entrave du transport de calcium jusqu'au fruit.

Selon vous, qu'est-ce qui est censé transporté le calcium dans la plante ?

La réponse c'est l'eau.

Si vous utilisez un tuyau poreux ou un système d'irrigation goutte à goutte, vous n'aurez probablement pas de pourriture apicale, car vous fournissez une humidité constante qui permet à la plante de transporter efficacement le calcium et les autres nutriments.

Si par malchance, votre analyse de sol indique que votre sol a besoin d'un supplément de calcium, je vous conseil d'utilisez de la chaux en granulés.

Contrairement aux coquilles d'œufs, aux sels d'Epsom, etc., la chaux en granulés se décompose rapidement pour être disponible pour vos plantes.

Mais attention, n'utilisez pas de chaux en granulés sans connaître le pH de votre sol, sinon vous risquez de le faire sortir de la fourchette idéale pour vos tomates (entre 5.5 et 7.5).

Si vous rencontrez des problèmes de pourriture apicale, il vous suffit d'ajuster votre arrosage.

Croyez moi, si vous prenez des mesures pour fournir la bonne quantité d'eau à un débit constant, votre plant de tomate s'adaptera et, en quelques semaines, la pourriture apicale devrait disparaître.

Action n°6 : Surveiller votre potager de manière proactif, c'est la clé de l'entretien des tomates 

Les tomates sont plus sujettes aux maladies que la plupart des autres plantes de votre potager.

Prenez donc régulièrement du temps pour examiner vos plantes et leurs fruits afin de détecter les signes avant-coureurs.

Des mesures proactives précoces peuvent faire toute la différence dans votre saison.

La face inférieure des feuilles et le côté de la plante opposé au soleil sont les zones les plus susceptibles de montrer les premiers signes de problème.

Surveillez le jaunissement, l'enroulement des feuilles, les pointillés ou toute autre décoloration.

Les maladies les plus courantes de la tomate sont les suivantes :

  1. - Les champignons présents à la surface du sol - la tâche Septorienne et le Mildiou.
  2. - Les champignons présents dans le sol qui sont absorbés par les racines des plantes - Fusariose et Verticilliose.
  3. - Vers microscopiques - Nématodes
  4. - Virus se propageant par les insectes - Mosaïque du tabac

La sensibilité d'un plant de tomates aux maladies varie considérablement selon la variété.

La Brandywine, par exemple, est particulièrement vulnérable à la fusariose.

Alors que les plants de tomates anciennes présentent des degrés variables de résistance naturelle aux maladies, les plants hybrides sont sélectionnés pour être tolérants ou résistants à des maladies spécifiques.

Lorsque vous achetez une plante hybride, vous devriez voir une lettre ou un groupe de lettres dans la description de la plante pour indiquer contre quelle maladie la variété hybride a été sélectionnée.

Par exemple, la tomate Bush Early Girl portera la mention V, F, T, N, ce qui signifie qu'elle a été sélectionnée pour résister à la Verticilliose (V) et la Fusariose (F), à la Mosaïque du tabac (T) et aux Nématodes (N).

Le jaunissement des feuilles est un signe certain de fusariose - un champignon qui existe dans certains sols. Contrairement à certains champignons qui s'attaquent au feuillage, ce champignon attaque par les racines, il est donc préférable de réduire les pertes et de retirer un plant infecté.

Cependant, il n'y a pas de garanties dans le jardinage.

En effet, les maladies des plantes sont comme la grippe : elles évoluent pour devancer la capacité des scientifiques à trouver un remède.

Ainsi, un indicateur de "résistance" ou de "tolérance" ne garantit pas que votre plante ne sera jamais victime de cette maladie un jour ou l'autre. 

Cependant, cela diminue grandement le risque, surtout si vous avez déjà été confronté à l'une de ces maladies dans votre potager.

Soyez attentif à ce qui va suivre, c'est très important pour la survie de vos tomates.

Le niveau et la présence d'une maladie dans votre sol seront différents de ceux de vos voisins - et ils peuvent également être différents d'un côté à l'autre de votre potager.

Vous pouvez avoir beaucoup de chance en cultivant une tomate Sungold à un endroit de votre potager, mais être continuellement confronté à des maladies si vous plantez la Sungold à un autre endroit.

Alors, faites des expériences.

Il existe des centaines de variétés de tomates - explorez-en de nouvelles chaque année pour trouver les types qui fonctionnent le mieux dans votre sol.

Si vos tomates Cherokee Purple sont saines au même endroit année après année, ne ressentez pas le besoin de les changer de place.

En revanche, si vous perdez sans cesse des plantes à un endroit, essayez un autre endroit l'année suivante, ou optez pour un système de conteneurs.

Laissez toujours l'observation vous guider.

Action n°7 : Agir rapidement et efficacement

Parfois, vous devez agir en taillant simplement une tige malade ou en éliminant les parasites à la main.

L'élimination de la zone à problème ou des parasites visibles n'arrêtera peut-être pas le problème, mais elle en ralentira certainement la progression.

Votre jardin ne sera jamais un environnement immaculé, alors attendez-vous à ce que le feuillage soit endommagé.

Restez simplement observateur pour éviter que la situation ne devienne incontrôlable.

Dans certains cas, il est préférable d'éliminer la plante - afin de limiter les pertes.

Si votre plante développe une fusariose ou un mildiou, retirez-la avant qu'elle ne propage la maladie à ses voisines.

N'ajoutez jamais de matériel végétal malade à votre tas de compost - éliminez-le et faites-le disparaître de votre jardin.

L'élimination physique est toujours l'option la plus sûre, mais si vous choisissez de pulvériser un pesticide ou un herbicide, faites-le avec sagesse.

Prenez le temps de vous renseigner sur le produit et appliquez-le soigneusement pour éviter de nuire involontairement aux autres plantes, aux insectes utiles ou aux autres visiteurs amicaux de votre jardin.

Des mesures peuvent également être nécessaires pour favoriser la production de fruits.

Il peut être très frustrant d'observer de nombreuses grappes de fleurs sur vos plantes, mais les fruits ne semblent pas suivre.

Les fleurs de tomates peuvent être étonnamment sensibles à des conditions de pollinisation médiocres. Si le temps est particulièrement chaud ou humide, cela peut faire échouer la pollinisation.

Il vous faudra peut-être simplement faire preuve de patience.

Au fil de la saison, les nouvelles fleurs qui se développent peuvent fleurir à un moment qui favorise davantage le développement des fruits.

D'accord, c'est sympas comme conseil, mais que faire si le problème persiste ?

Lorsque Craig observe ce phénomène sur ses plantes, il tapote doucement la tige de la fleur pour favoriser la pollinisation.

Ce tapotement peut aider à déplacer le pollen et améliorer les chances de fructification.

On attribue à Craig le développement de nombreuses nouvelles variétés, notamment Cherokee Purple et Lucky Cross. Ici, il utilise une tapotement léger pour collecter le pollen en vue du développement d'une nouvelle variété. (photo : Craig LeHoullier)

Comment entretenir des tomates : la conclusion

Ouf ! Qui aurait cru que la culture des tomates pouvait être aussi complexe, n'est-ce pas ?

Mais bon, c'est cette complexité qui fait toute la beauté du jardinage.

Pour résumé cet article, en matière de tomate, voici mes deux meilleurs conseils : (1) suivez la Checklist de Craig et surtout (2) expérimentez sans cesse !

Si quelque chose ne fonctionne pas bien malgré vos efforts assidus, ne le considérez pas comme un échec. 

Au contraire, documentez votre expérience et essayez une autre variété et/ou une autre méthode la saison suivante.

Vous trouverez ce qui fonctionne le mieux pour vous, je vous le garantit !

Avant de partir dites-moi en commentaire quels sont vos principaux problèmes avec vos tomates et si cet article vous a aidé à en résoudre certains.

Et comme toujours, si vous pensez que cet article peut aider d'autres jardiniers proches de vous, partagez-le sur les réseaux sociaux.

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